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	<title>Kilomaths.com</title>
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	<description>Un autre blog de maths...</description>
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		<title>Le troisième problème de Hilbert avec du produit tensoriel</title>
		<link>http://www.kilomaths.com/2010/02/le-troisieme-probleme-de-hilbert-avec-du-produit-tensoriel/</link>
		<comments>http://www.kilomaths.com/2010/02/le-troisieme-probleme-de-hilbert-avec-du-produit-tensoriel/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 19:46:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tukikun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Maths difficiles]]></category>
		<category><![CDATA[découpage]]></category>
		<category><![CDATA[Dehn]]></category>
		<category><![CDATA[Hilbert]]></category>
		<category><![CDATA[invariant]]></category>
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		<category><![CDATA[produit tensoriel]]></category>
		<category><![CDATA[tétraèdre]]></category>

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		<description><![CDATA[En 1900, lors de l&#8217;Exposition Universelle, à Paris, a lieu le deuxième congrès de mathématiques. L&#8217;exposé de David Hilbert (1862-1943, mathématicien allemand, considéré comme un des plus grands mathématiciens du XXème siècle) est l&#8217;un des plus attendus. Le 8 août 1890, il présente donc sa liste de 23 problèmes qui tiennent les mathématiciens en échec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En 1900, lors de l&#8217;Exposition Universelle, à Paris, a lieu le deuxième congrès de mathématiques. L&#8217;exposé de David Hilbert (1862-1943, mathématicien allemand, considéré comme un des plus grands mathématiciens du XXème siècle) est l&#8217;un des plus attendus. Le 8 août 1890, il présente donc sa liste de 23 problèmes qui tiennent les mathématiciens en échec et qui marqueront le cours des mathématiques du XXème siècle.</p>
<p>On s&#8217;intéresse dans cet article au <strong>troisième problème de Hilbert</strong>, qui est considéré comme le plus facile, et qui a eu une existence brève puisque la solution a été apportée par Dehn dès 1900. Il fallait spécifier <em>deux tétraèdres de même base et de même hauteur, qui ne se subdivisent d&#8217;aucune manière en tétraèdres superposables, et qui ne se laissent pas compléter par des tétraèdres superposables en des polyèdres pour lesquels une telle subdivision en tétraèdres superposables soit possible</em> (Ouf ! On peut respirer&#8230;). Autrement dit, si deux polyèdres ont même volume, peut-on produire un puzzle pour passer de l&#8217;un à l&#8217;autre ? Ou encore, si l&#8217;on a deux polyèdres de même volume, peut-on découper le premier en un nombre fini de morceaux (polyèdres) et obtenir le second en recollant les morceaux ?</p>
<p>La réponse à ce problème est négative. En particulier il est impossible de découper un cube en un nombre fini de polyèdres et de reconstituer un tétraèdre régulier (de même volume) à partir des morceaux. La démonstration de Dehn repose sur l&#8217;introduction d&#8217;un nouvel invariant appelé <strong>l&#8217;invariant de Dehn</strong>.</p>
<h5>Découpages et recollements</h5>
<p>Soient <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=A&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='A' title='A' class='latex' /> et <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=B&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='B' title='B' class='latex' /> deux parties de <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cmathbb%20R%5Ed&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\mathbb R^d' title='\mathbb R^d' class='latex' />. On dit qu&#8217;elles sont équivalentes par découpage et recollement (ou <em>équidécomposables</em>) s&#8217;il existe une partition de <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=A&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='A' title='A' class='latex' /> (resp. de <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=B&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='B' title='B' class='latex' />),</p>
<p style="text-align: center;"><img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=A%3DA_1%20%5Ccup%20A_2%20%5Ccup%20%5Ccdots%20%5Ccup%20A_n&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='A=A_1 \cup A_2 \cup \cdots \cup A_n' title='A=A_1 \cup A_2 \cup \cdots \cup A_n' class='latex' /> (resp. <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=B%3DB_1%20%5Ccup%20B_2%20%5Ccup%20%5Ccdots%20%5Ccup%20B_n&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='B=B_1 \cup B_2 \cup \cdots \cup B_n' title='B=B_1 \cup B_2 \cup \cdots \cup B_n' class='latex' />)</p>
<p>et, pour chaque <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=i%3D1%2C%202%2C%20%5Cldots%2C%20n&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='i=1, 2, \ldots, n' title='i=1, 2, \ldots, n' class='latex' />, une isométrie <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=g_i%3AA_i%5Cto%20B_i&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='g_i:A_i\to B_i' title='g_i:A_i\to B_i' class='latex' /> qui applique <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=A_i&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='A_i' title='A_i' class='latex' /> sur <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=B_i&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='B_i' title='B_i' class='latex' />. On note alors <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=A%5Csim%20B&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='A\sim B' title='A\sim B' class='latex' />.</p>
<p><a href="http://www.kilomaths.com/wp-content/uploads/2010/02/equi.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-253" title="Puzzle" src="http://www.kilomaths.com/wp-content/uploads/2010/02/equi-300x133.png" alt="" width="300" height="133" /></a></p>
<p>Cette relation est clairement une relation d&#8217;équivalence.</p>
<h5>Polygones, polyèdres, tétraèdres</h5>
<p>Afin de se mettre d&#8217;accord, il est nécessaire de définir clairement les notions de polygones (ou devrait-on dire de domaines polygonaux) dans le plan, de polyèdre et de tétraèdre dans l&#8217;espace.</p>
<p>Un <em>polygone</em> est une figure géométrique plane, formée d&#8217;une suite de segments, chacun d&#8217;entre eux partageant une extrémité avec le précédent et le suivant, délimitant ainsi un contour fermé. Par exemple, les triangles, les rectangles, les hexagones sont des polygones&#8230;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-254" title="polygones" src="http://www.kilomaths.com/wp-content/uploads/2010/02/polygones.png" alt="" width="491" height="112" /></p>
<p>Un <em>polyèdre</em> est traditionnellement une forme tridimensionnelle qui se compose d&#8217;un nombre fini de faces polygonales qui sont des parties de plans; les faces se rencontrent par paires le long des arêtes qui sont des segments de droite, et les arêtes se rencontrent aux points nommés sommets.</p>
<div id="attachment_255" class="wp-caption aligncenter" style="width: 160px"><a href="http://www.kilomaths.com/wp-content/uploads/2010/02/Icosidodecahedron.png"><img class="size-thumbnail wp-image-255" title="Icosidodecahedron" src="http://www.kilomaths.com/wp-content/uploads/2010/02/Icosidodecahedron-150x150.png" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Icosadodécaèdre</p></div>
<p>Un <em>tétraèdre</em> est un polyèdre dont les 4 faces sont des triangles. Il est dit régulier si ses 4 faces sont des triangles équilatéraux.<br />
<a href="http://www.kilomaths.com/wp-content/uploads/2010/02/tetraedre.png"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-256" title="tetraedre" src="http://www.kilomaths.com/wp-content/uploads/2010/02/tetraedre-150x150.png" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<h5>Découpage des polyèdres : pourquoi cette question ?</h5>
<p>Nous connaissons tous la formule élémentaire qui donne l&#8217;aire d&#8217;un triangle : la base fois la hauteur divisé par deux. La preuve de ce résultat consiste à découper le triangle en petits polygones et à les réarranger afin d&#8217;obtenir un rectangle qui a la même aire.</p>
<p>Peut-on utiliser un argument semblable (c&#8217;est-à-dire une preuve par découpage et recollement) afin d&#8217;obtenir le volume d&#8217;une pyramide ? En effet, on obtiendrait une preuve &laquo;&nbsp;élémentaire&nbsp;&raquo; du théorème XII.5 d&#8217;Euclide (qui dit que deux pyramides de même base et de même hauteur ont même volume). Et nous obtiendrions ainsi une définition élémentaire du volume d&#8217;un polyèdre. En effet, Euclide utilise un processus infini, l&#8217;exhaustion (un passage à la limite). Les démonstrations ultérieures de cette formule font toutes appel à des méthodes relevant de près ou de loin à un calcul intégral et aucune démonstration géométrique plus simple n&#8217;a pu être trouvée.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #008000;"><strong>Le tétraèdre régulier n&#8217;est pas équidécomposable avec le cube de même volume.</strong></span></p>
<p>Pour prouver ce théorème, Dehn a introduit un nouvel invariant qui porte son nom : l&#8217;invariant de Dehn.</p>
<h5>Invariant de Dehn, version produit tensoriel</h5>
<p>Les sous-groupes de <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cmathbb%20R&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\mathbb R' title='\mathbb R' class='latex' /> étant soit dense, soit de la forme <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Calpha%5Cmathbb%20Z&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\alpha\mathbb Z' title='\alpha\mathbb Z' class='latex' />, <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Calpha%5Cin%5Cmathbb%20R%5E%2A&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\alpha\in\mathbb R^*' title='\alpha\in\mathbb R^*' class='latex' />, on a <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cpi%5Cmathbb%20Z&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\pi\mathbb Z' title='\pi\mathbb Z' class='latex' /> qui est un sous-groupe distingué (car <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%28%5Cmathbb%20R%2C%20%2B%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='(\mathbb R, +)' title='(\mathbb R, +)' class='latex' /> est abélien) de <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cmathbb%20R&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\mathbb R' title='\mathbb R' class='latex' />. On peut ainsi considérer le groupe quotient <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cmathbb%20R%2F%5Cpi%5Cmathbb%20Z&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\mathbb R/\pi\mathbb Z' title='\mathbb R/\pi\mathbb Z' class='latex' />, qui peut être vu comme le groupe des angles de droite (au moyen de la mesure des angles en radians).</p>
<p>On pourra alors définir l&#8217;<em>invariant de Dehn</em> dans le produit tensoriel <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cmathbb%20R%20%5Cotimes_%7B%5Cmathbb%20Z%7D%20%28%5Cmathbb%20R%2F%5Cpi%5Cmathbb%20Z%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\mathbb R \otimes_{\mathbb Z} (\mathbb R/\pi\mathbb Z)' title='\mathbb R \otimes_{\mathbb Z} (\mathbb R/\pi\mathbb Z)' class='latex' />.</p>
<p>Par définition du produit tensoriel, on a une application <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cmathbb%20Z&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\mathbb Z' title='\mathbb Z' class='latex' />-bilinéaire naturelle</p>
<p style="text-align: center;"><img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=i%20%3A%20%5Cbegin%7Barray%7D%5Bt%5D%7Brcl%7D%5Cmathbb%20R%5Ctimes%28%5Cmathbb%20R%2F%5Cpi%5Cmathbb%20Z%29%20%26%20%5Cto%20%26%20%5Cmathbb%20R%5Cotimes_%7B%5Cmathbb%20Z%7D%28%5Cmathbb%20R%2F%5Cpi%5Cmathbb%20Z%29%20%20%5C%5C%20%28a%2C%5Ctheta%29%20%26%20%5Cmapsto%20%26%20a%5Cotimes%5Ctheta%5Cend%7Barray%7D&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='i : \begin{array}[t]{rcl}\mathbb R\times(\mathbb R/\pi\mathbb Z) &amp; \to &amp; \mathbb R\otimes_{\mathbb Z}(\mathbb R/\pi\mathbb Z)  \\ (a,\theta) &amp; \mapsto &amp; a\otimes\theta\end{array}' title='i : \begin{array}[t]{rcl}\mathbb R\times(\mathbb R/\pi\mathbb Z) &amp; \to &amp; \mathbb R\otimes_{\mathbb Z}(\mathbb R/\pi\mathbb Z)  \\ (a,\theta) &amp; \mapsto &amp; a\otimes\theta\end{array}' class='latex' /></p>
<p>On a aussi une fonction <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cmathbb%20Z&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\mathbb Z' title='\mathbb Z' class='latex' />-bilinéaire</p>
<p style="text-align: center;"><img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Coverline%20f%20%3A%20%5Cbegin%7Barray%7D%5Bt%5D%7Brcl%7D%5Cmathbb%20R%5Ctimes%28%5Cmathbb%20R%2F%5Cpi%5Cmathbb%20Z%29%20%26%20%5Cto%20%26%20%5Cmathbb%20R%20%20%5C%5C%20%28a%2C%5Ctheta%29%20%26%20%5Cmapsto%20%26%20af%28%5Ctheta%29%5Cend%7Barray%7D&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\overline f : \begin{array}[t]{rcl}\mathbb R\times(\mathbb R/\pi\mathbb Z) &amp; \to &amp; \mathbb R  \\ (a,\theta) &amp; \mapsto &amp; af(\theta)\end{array}' title='\overline f : \begin{array}[t]{rcl}\mathbb R\times(\mathbb R/\pi\mathbb Z) &amp; \to &amp; \mathbb R  \\ (a,\theta) &amp; \mapsto &amp; af(\theta)\end{array}' class='latex' /></p>
<p>Par la propriété universelle du produit tensoriel, il existe une unique application <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cmathbb%20Z&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\mathbb Z' title='\mathbb Z' class='latex' />-linéaire</p>
<p style="text-align: center;"><img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=F%20%3A%20%5Cbegin%7Barray%7D%5Bt%5D%7Brcl%7D%5Cmathbb%20R%5Cotimes_%7B%5Cmathbb%20Z%7D%28%5Cmathbb%20R%2F%5Cpi%5Cmathbb%20Z%29%20%26%20%5Cto%20%26%20%5Cmathbb%20R%20%20%5C%5C%20a%5Cotimes%5Ctheta%20%26%20%5Cmapsto%20%26%20af%28%5Ctheta%29%5Cend%7Barray%7D&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='F : \begin{array}[t]{rcl}\mathbb R\otimes_{\mathbb Z}(\mathbb R/\pi\mathbb Z) &amp; \to &amp; \mathbb R  \\ a\otimes\theta &amp; \mapsto &amp; af(\theta)\end{array}' title='F : \begin{array}[t]{rcl}\mathbb R\otimes_{\mathbb Z}(\mathbb R/\pi\mathbb Z) &amp; \to &amp; \mathbb R  \\ a\otimes\theta &amp; \mapsto &amp; af(\theta)\end{array}' class='latex' /></p>
<p>On peut ainsi définir l&#8217;invariant de Dehn indépendamment de la fonction <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=f&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='f' title='f' class='latex' /> en l&#8217;exprimant dans le produit tensoriel.</p>
<p>Soit un polyèdre <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=P&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='P' title='P' class='latex' /> dans l&#8217;espace. On définit l&#8217;<strong>invariant de Dehn de <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=P&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='P' title='P' class='latex' /></strong> comme le nombre réel :</p>
<p style="text-align: center;"><img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cdelta%28P%29%3D%5Csum_%7Be%5Cin%20P%7D%5Cell%28e%29%20%5Cotimes%20%5Calpha%28e%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\delta(P)=\sum_{e\in P}\ell(e) \otimes \alpha(e)' title='\delta(P)=\sum_{e\in P}\ell(e) \otimes \alpha(e)' class='latex' /></p>
<p>où l&#8217;on somme sur toutes les arêtes <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=e&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='e' title='e' class='latex' /> du polyèdre, <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cell%28e%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\ell(e)' title='\ell(e)' class='latex' /> représentant la longueur de l&#8217;arête <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=e&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='e' title='e' class='latex' /> et <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Calpha%28e%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\alpha(e)' title='\alpha(e)' class='latex' /> l&#8217;angle entre deux faces dont l&#8217;intersection est <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=e&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='e' title='e' class='latex' />.</p>
<p>On a donc le théorème suivant :</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #339966;"><strong><span style="color: #008000;">Si deux polyèdres sont équidécomposables, ils ont le même invariant de Dehn.</span></strong></span></p>
<p>qui repose sur le caractère additif de l&#8217;invariant de Dehn : si un polyèdre <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=P&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='P' title='P' class='latex' /> est réunion disjointe de polyèdres <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=P_1%2C%20%5Cldots%2C%20P_r&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='P_1, \ldots, P_r' title='P_1, \ldots, P_r' class='latex' />, on a</p>
<p style="text-align: center;"><img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cdelta%28P%29%3D%5Cdelta%28P_1%29%2B%5Ccdots%2B%5Cdelta%28P_r%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\delta(P)=\delta(P_1)+\cdots+\delta(P_r)' title='\delta(P)=\delta(P_1)+\cdots+\delta(P_r)' class='latex' /></p>
<p>On souhaite donc calculer l&#8217;invariant de Dehn du cube et celui du tétraèdre. Pour cela on a besoin d&#8217;un résultat préliminaire :</p>
<p>Un élément <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=t%3Da%5Cotimes%5Ctheta%20%5Cin%20%5Cmathbb%20R%5Cotimes_%7B%5Cmathbb%20Z%7D%28%5Cmathbb%20R%2F%5Cpi%5Cmathbb%20Z%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='t=a\otimes\theta \in \mathbb R\otimes_{\mathbb Z}(\mathbb R/\pi\mathbb Z)' title='t=a\otimes\theta \in \mathbb R\otimes_{\mathbb Z}(\mathbb R/\pi\mathbb Z)' class='latex' /> , avec <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=a%5Cneq%200&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='a\neq 0' title='a\neq 0' class='latex' />, est nul si et seulement si <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cfrac%5Ctheta%5Cpi&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\frac\theta\pi' title='\frac\theta\pi' class='latex' /> est rationnel. En effet, si <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cfrac%5Ctheta%5Cpi%20%3D%20%5Cfrac%20pq&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\frac\theta\pi = \frac pq' title='\frac\theta\pi = \frac pq' class='latex' />, on a</p>
<p style="text-align: center;"><img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=t%3D%28q%5Cfrac%20aq%29%5Cotimes%5Cfrac%20pq%20%5Cpi%20%3D%20%5Cfrac%20aq%20%5Cotimes%20%28q%5Cfrac%20pq%20%5Cpi%29%20%3D%20%5Cfrac%20aq%20%5Cotimes%20p%5Cpi%20%3D%20%5Cfrac%20aq%20%5Cotimes%200%20%3D%200&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='t=(q\frac aq)\otimes\frac pq \pi = \frac aq \otimes (q\frac pq \pi) = \frac aq \otimes p\pi = \frac aq \otimes 0 = 0' title='t=(q\frac aq)\otimes\frac pq \pi = \frac aq \otimes (q\frac pq \pi) = \frac aq \otimes p\pi = \frac aq \otimes 0 = 0' class='latex' />.</p>
<p>Supposons maintenant que <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cfrac%5Ctheta%5Cpi&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\frac\theta\pi' title='\frac\theta\pi' class='latex' /> est irrationnel. Par la propriété universelle du produit tensoriel, étant donnés</p>
<p style="text-align: center;"><img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Coverline%20f%20%3A%20%5Cbegin%7Barray%7D%5Bt%5D%7Brcl%7D%5Cmathbb%20R%5Ctimes%28%5Cmathbb%20R%2F%5Cpi%5Cmathbb%20Z%29%20%26%20%5Cto%20%26%20%5Cmathbb%20R%20%20%5C%5C%20%28a%2C%5Ctheta%29%20%26%20%5Cmapsto%20%26%20af%28%5Ctheta%29%5Cend%7Barray%7D&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\overline f : \begin{array}[t]{rcl}\mathbb R\times(\mathbb R/\pi\mathbb Z) &amp; \to &amp; \mathbb R  \\ (a,\theta) &amp; \mapsto &amp; af(\theta)\end{array}' title='\overline f : \begin{array}[t]{rcl}\mathbb R\times(\mathbb R/\pi\mathbb Z) &amp; \to &amp; \mathbb R  \\ (a,\theta) &amp; \mapsto &amp; af(\theta)\end{array}' class='latex' /> et <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=i%20%3A%20%5Cbegin%7Barray%7D%5Bt%5D%7Brcl%7D%5Cmathbb%20R%5Ctimes%28%5Cmathbb%20R%2F%5Cpi%5Cmathbb%20Z%29%20%26%20%5Cto%20%26%20%5Cmathbb%20R%5Cotimes_%5Cmathbb%20Z%28%5Cmathbb%20R%2F%5Cpi%5Cmathbb%20Z%29%20%20%5C%5C%20%28a%2C%5Ctheta%29%20%26%20%5Cmapsto%20%26%20a%5Cotimes%5Ctheta%5Cend%7Barray%7D&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='i : \begin{array}[t]{rcl}\mathbb R\times(\mathbb R/\pi\mathbb Z) &amp; \to &amp; \mathbb R\otimes_\mathbb Z(\mathbb R/\pi\mathbb Z)  \\ (a,\theta) &amp; \mapsto &amp; a\otimes\theta\end{array}' title='i : \begin{array}[t]{rcl}\mathbb R\times(\mathbb R/\pi\mathbb Z) &amp; \to &amp; \mathbb R\otimes_\mathbb Z(\mathbb R/\pi\mathbb Z)  \\ (a,\theta) &amp; \mapsto &amp; a\otimes\theta\end{array}' class='latex' /></p>
<p>deux applications bilinéaires, il existe une unique application <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cmathbb%20Z&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\mathbb Z' title='\mathbb Z' class='latex' />-linéaire</p>
<p style="text-align: center;"><img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=F%20%3A%20%5Cbegin%7Barray%7D%5Bt%5D%7Brcl%7D%5Cmathbb%20R%5Cotimes_%5Cmathbb%20Z%28%5Cmathbb%20R%2F%5Cpi%5Cmathbb%20Z%29%20%26%20%5Cto%20%26%20%5Cmathbb%20R%20%20%5C%5C%20a%5Cotimes%5Ctheta%20%26%20%5Cmapsto%20%26%20af%28%5Ctheta%29%5Cend%7Barray%7D&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='F : \begin{array}[t]{rcl}\mathbb R\otimes_\mathbb Z(\mathbb R/\pi\mathbb Z) &amp; \to &amp; \mathbb R  \\ a\otimes\theta &amp; \mapsto &amp; af(\theta)\end{array}' title='F : \begin{array}[t]{rcl}\mathbb R\otimes_\mathbb Z(\mathbb R/\pi\mathbb Z) &amp; \to &amp; \mathbb R  \\ a\otimes\theta &amp; \mapsto &amp; af(\theta)\end{array}' class='latex' /></p>
<p>On aura gagné si on trouve <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=f&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='f' title='f' class='latex' /> telle que <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=f%28%5Ctheta%29%5Cneq0&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='f(\theta)\neq0' title='f(\theta)\neq0' class='latex' />. Comme <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cmathbb%20R&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\mathbb R' title='\mathbb R' class='latex' /> est un <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cmathbb%20Q&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\mathbb Q' title='\mathbb Q' class='latex' />-espace vectoriel et qu&#8217;il existe des bases de <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cmathbb%20R&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\mathbb R' title='\mathbb R' class='latex' /> comme <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cmathbb%20Q&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\mathbb Q' title='\mathbb Q' class='latex' />-espace vectoriel, et comme <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Ctheta&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\theta' title='\theta' class='latex' /> et <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cpi&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\pi' title='\pi' class='latex' /> sont <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cmathbb%20Q&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\mathbb Q' title='\mathbb Q' class='latex' />-indépendants, on les complète en une base et on envoie <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cpi&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\pi' title='\pi' class='latex' /> sur <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=0&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='0' title='0' class='latex' /> et <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Ctheta&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\theta' title='\theta' class='latex' /> sur <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=1&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='1' title='1' class='latex' />. Cet homomorphisme se factorise par <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cpi%5Cmathbb%20Z&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\pi\mathbb Z' title='\pi\mathbb Z' class='latex' /> et c&#8217;est ce que l&#8217;on désirait.</p>
<h5>Preuve du théorème</h5>
<p>Considérons le cube <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=C&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='C' title='C' class='latex' />. On utilisant la bilinéarité du produit tensoriel sur <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cmathbb%20Z&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\mathbb Z' title='\mathbb Z' class='latex' /> on a</p>
<p style="text-align: center;"><img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cdelta%28C%29%3D%5Csum_%7Be%5Cin%20C%7D%20%5Cell%28e%29%5Cotimes%20%5Cfrac%5Cpi2%20%3D%20%5Csum_%7Be%5Cin%20C%7D%202%5Cfrac%7B%5Cell%28e%29%7D2%5Cotimes%20%5Cfrac%5Cpi2%20%3D%20%5Csum_%7Be%5Cin%20C%7D%20%5Cfrac%7B%5Cell%28e%29%7D2%5Cotimes%202%5Cfrac%5Cpi2%20%20%20%3D%20%5Csum_%7Be%5Cin%20C%7D%20%5Cfrac%7B%5Cell%28e%29%7D2%5Cotimes%20%5Cpi%20%3D%200&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\delta(C)=\sum_{e\in C} \ell(e)\otimes \frac\pi2 = \sum_{e\in C} 2\frac{\ell(e)}2\otimes \frac\pi2 = \sum_{e\in C} \frac{\ell(e)}2\otimes 2\frac\pi2   = \sum_{e\in C} \frac{\ell(e)}2\otimes \pi = 0' title='\delta(C)=\sum_{e\in C} \ell(e)\otimes \frac\pi2 = \sum_{e\in C} 2\frac{\ell(e)}2\otimes \frac\pi2 = \sum_{e\in C} \frac{\ell(e)}2\otimes 2\frac\pi2   = \sum_{e\in C} \frac{\ell(e)}2\otimes \pi = 0' class='latex' /></p>
<p>Considérons maintenant le tétraèdre régulier <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=T&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='T' title='T' class='latex' /> de volume 1 avec des cotés de longueur <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cell&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\ell' title='\ell' class='latex' /> (<img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%3D6%5Csqrt2&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='=6\sqrt2' title='=6\sqrt2' class='latex' />). En utilisant le résultat préliminaire et la liberté de la famille <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5C%7B%5Calpha%2C%5Cpi%5C%7D&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\{\alpha,\pi\}' title='\{\alpha,\pi\}' class='latex' /> où <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Calpha&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\alpha' title='\alpha' class='latex' /> est tel que <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Ccos%20%5Calpha%20%3D%20%5Cfrac%2013&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\cos \alpha = \frac 13' title='\cos \alpha = \frac 13' class='latex' />, on a</p>
<p style="text-align: center;"><img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cdelta%28T%29%3D%5Csum_%7Be%5Cin%20T%7D%20%5Cell%28e%29%5Cotimes%20%5Calpha%20%3D%20%5Csum_%7Be%5Cin%20T%7D%20%5Cell%5Cotimes%5Calpha%20%3D%206%20%5Cunderbrace%7B%5Cell%5Cotimes%20%5Calpha%7D_%7B%5Cneq0%7D%5Cneq%200&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\delta(T)=\sum_{e\in T} \ell(e)\otimes \alpha = \sum_{e\in T} \ell\otimes\alpha = 6 \underbrace{\ell\otimes \alpha}_{\neq0}\neq 0' title='\delta(T)=\sum_{e\in T} \ell(e)\otimes \alpha = \sum_{e\in T} \ell\otimes\alpha = 6 \underbrace{\ell\otimes \alpha}_{\neq0}\neq 0' class='latex' />.</p>
<p>Jolie application du produit tensoriel non ?</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Preuve topologique de l&#8217;infinitude des nombres premiers</title>
		<link>http://www.kilomaths.com/2010/02/preuve-topologique-de-linfinitude-des-nombres-premiers/</link>
		<comments>http://www.kilomaths.com/2010/02/preuve-topologique-de-linfinitude-des-nombres-premiers/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 21:30:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Valvino</dc:creator>
				<category><![CDATA[Maths difficiles]]></category>
		<category><![CDATA[infinité]]></category>
		<category><![CDATA[nombres premiers]]></category>
		<category><![CDATA[raisonnements divins]]></category>
		<category><![CDATA[topologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà un titre qui en jette un maximum! J&#8217;ai lu dans l&#8217;excellent livre Raisonnements divins (chez Springer) une démonstration étonnante du fait qu&#8217;il existe une infinité de nombres premiers. Elle est d&#8217;un niveau élevé car elle fait appel à des notions de topologie générale, mais elle est assez élémentaire pour qui connait cette théorie. Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà un titre qui en jette un maximum! J&#8217;ai lu dans l&#8217;excellent livre <em>Raisonnements divins</em> (chez Springer) une démonstration étonnante du fait qu&#8217;il existe une infinité de nombres premiers. Elle est d&#8217;un niveau élevé car elle fait appel à des notions de topologie générale, mais elle est assez élémentaire pour qui connait cette théorie. Je la livre donc ici.</p>
<p>On définit une topologie sur <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cmathbb%20Z&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\mathbb Z' title='\mathbb Z' class='latex' /> en disant que les ouverts sont le vide et les <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=O%20%5Csubset%20%5Cmathbb%20Z&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='O \subset \mathbb Z' title='O \subset \mathbb Z' class='latex' /> vérifiant que pour tout entier <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=a%5Cin%20O&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='a\in O' title='a\in O' class='latex' />, il existe un entier <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=b%3E0&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='b&gt;0' title='b&gt;0' class='latex' /> tel que <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=a%2Bb%5Cmathbb%20Z%5Csubset%20O&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='a+b\mathbb Z\subset O' title='a+b\mathbb Z\subset O' class='latex' />. Il est clair que la réunion quelconque d&#8217;ouverts est un ouvert. De plus, si <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=O_1%2CO_2&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='O_1,O_2' title='O_1,O_2' class='latex' /> sont des ouverts, ou bien l&#8217;intersection est vide et <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=O_1%20%5Ccap%20O_2&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='O_1 \cap O_2' title='O_1 \cap O_2' class='latex' /> est un ouvert, ou bien pour <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=a%20%5Cin%20O_1%20%5Ccap%20O_2&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='a \in O_1 \cap O_2' title='a \in O_1 \cap O_2' class='latex' />, on a <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=a%2Bb_1b_2%5Cmathbb%20Z%20%5Csubset%20O_1%20%5Ccap%20O_2&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='a+b_1b_2\mathbb Z \subset O_1 \cap O_2' title='a+b_1b_2\mathbb Z \subset O_1 \cap O_2' class='latex' />, avec  des entiers <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=b_1%2Cb_2%3E0&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='b_1,b_2&gt;0' title='b_1,b_2&gt;0' class='latex' /> tels que <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=a%2Bb_1%5Cmathbb%20Z%5Csubset%20O_1&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='a+b_1\mathbb Z\subset O_1' title='a+b_1\mathbb Z\subset O_1' class='latex' /> et <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=a%2Bb_2%5Cmathbb%20Z%5Csubset%20O_2&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='a+b_2\mathbb Z\subset O_2' title='a+b_2\mathbb Z\subset O_2' class='latex' />. Finalement,  <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=O_1%20%5Ccap%20O_2&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='O_1 \cap O_2' title='O_1 \cap O_2' class='latex' /> est un ouvert. On a donc bien une topologie sur <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cmathbb%20Z&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\mathbb Z' title='\mathbb Z' class='latex' />.</p>
<p>On remarque d&#8217;une part que tout ouvert non vide est infini (car par définition il contient un ensemble infini), et d&#8217;autre part que tout ensemble du type <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=a%2Bb%5Cmathbb%20Z&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='a+b\mathbb Z' title='a+b\mathbb Z' class='latex' />, avec <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=a%2Cb&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='a,b' title='a,b' class='latex' /> des entiers (<img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=b%3E0&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='b&gt;0' title='b&gt;0' class='latex' />), est un fermé. En effet, on a</p>
<p style="text-align: center;"><img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cdisplaystyle%20a%2Bb%5Cmathbb%20Z%3D%5Cmathbb%20Z-%5Cleft%28%5Cbigcup_%7Bk%3D1%7D%5E%7Bb-1%7D%20%5Ba%2Bk%2Bb%5Cmathbb%20Z%5D%5Cright%29%2C&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\displaystyle a+b\mathbb Z=\mathbb Z-\left(\bigcup_{k=1}^{b-1} [a+k+b\mathbb Z]\right),' title='\displaystyle a+b\mathbb Z=\mathbb Z-\left(\bigcup_{k=1}^{b-1} [a+k+b\mathbb Z]\right),' class='latex' /></p>
<p>c&#8217;est donc le complémentaire d&#8217;un ouvert.</p>
<p>Comme tout entier différent de 1 et -1 admet un diviseur premier, on a</p>
<p style="text-align: center;"><img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cdisplaystyle%20%5Cmathbb%20Z-%5C%7B-1%2C1%5C%7D%3D%5Cbigcup_p%200%2Bp%5Cmathbb%20Z&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\displaystyle \mathbb Z-\{-1,1\}=\bigcup_p 0+p\mathbb Z' title='\displaystyle \mathbb Z-\{-1,1\}=\bigcup_p 0+p\mathbb Z' class='latex' /></p>
<p>où la réunion se fait sur tous les nombres premiers <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=p&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='p' title='p' class='latex' />. S&#8217;ils étaient en nombre fini, <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cbigcup_p%200%2Bp%5Cmathbb%20Z&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\bigcup_p 0+p\mathbb Z' title='\bigcup_p 0+p\mathbb Z' class='latex' /> serait fermé comme réunion finie d&#8217;ensembles fermés. Par passage au complémentaire, <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5C%7B-1%2C1%5C%7D&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\{-1,1\}' title='\{-1,1\}' class='latex' /> serait ouvert, ce qui est absurde car c&#8217;est un ensemble fini non vide. Il existe donc une infinité de nombres premiers.</p>
<p>Joli, non?</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le théorème de Wielandt</title>
		<link>http://www.kilomaths.com/2010/01/le-theoreme-de-wielandt/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 23:10:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Valvino</dc:creator>
				<category><![CDATA[Maths difficiles]]></category>
		<category><![CDATA[analyse complexe]]></category>
		<category><![CDATA[fonction gamma]]></category>
		<category><![CDATA[théorème de Bohr-Mollerup]]></category>
		<category><![CDATA[théorème de Liouville]]></category>
		<category><![CDATA[théorème de Wielandt]]></category>

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		<description><![CDATA[La fonction gamma  prolonge la notion de factorielle sur l&#8217;ensemble des nombres complexes privés des entiers négatifs ou nul. Il s&#8217;agit là d&#8217;une fonction holomorphe, sauf aux entiers négatifs ou nul où elle admet des pôles. C&#8217;est donc une fonction méromorphe sur les nombres complexes.
On dispose de plusieurs caractérisations de cette fonction. Citons le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La <a title="fonction gamma" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonction_gamma">fonction gamma</a> <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5CGamma&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\Gamma' title='\Gamma' class='latex' /> prolonge la notion de factorielle sur l&#8217;ensemble des nombres complexes privés des entiers négatifs ou nul. Il s&#8217;agit là d&#8217;une fonction holomorphe, sauf aux entiers négatifs ou nul où elle admet des pôles. C&#8217;est donc une fonction méromorphe sur les nombres complexes.</p>
<p>On dispose de plusieurs caractérisations de cette fonction. Citons le théorème de Bohr-Mollerup :</p>
<blockquote><p>Soit une fonction <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=f%3A%5D0%2C%2B%5Cinfty%5B%20%5Cto%20%5D0%2C%2B%5Cinfty%5B&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='f:]0,+\infty[ \to ]0,+\infty[' title='f:]0,+\infty[ \to ]0,+\infty[' class='latex' /> telle que</p>
<ol>
<li><img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=f%281%29%3D1&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='f(1)=1' title='f(1)=1' class='latex' />;</li>
<li><img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=f%28x%2B1%29%3Dxf%28x%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='f(x+1)=xf(x)' title='f(x+1)=xf(x)' class='latex' /> pour tout <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=x%3E0&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='x&gt;0' title='x&gt;0' class='latex' />;</li>
<li><img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=f&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='f' title='f' class='latex' /> est log-convexe, c&#8217;est-à-dire que <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Clog%28f%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\log(f)' title='\log(f)' class='latex' /> est une <a title="fonction convexe" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonction_convexe">fonction convexe</a>.</li>
</ol>
<p>Alors <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=f%28x%29%3D%5CGamma%28x%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='f(x)=\Gamma(x)' title='f(x)=\Gamma(x)' class='latex' /> pour tout <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=x%3E0&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='x&gt;0' title='x&gt;0' class='latex' />.</p></blockquote>
<p>On dispose d&#8217;une autre caractérisation, il s&#8217;agit du théorème de Wielandt :</p>
<blockquote><p>Soit <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=f&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='f' title='f' class='latex' /> une fonction holomorphe sur <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cmathrm%7BRe%7D%28z%29%3E0&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\mathrm{Re}(z)&gt;0' title='\mathrm{Re}(z)&gt;0' class='latex' /> telle que</p>
<ol>
<li><img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=f%281%29%3D1&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='f(1)=1' title='f(1)=1' class='latex' />;</li>
<li><img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=f%28z%2B1%29%3Dzf%28z%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='f(z+1)=zf(z)' title='f(z+1)=zf(z)' class='latex' /> pour tout <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cmathrm%7BRe%7D%28z%29%3E0&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\mathrm{Re}(z)&gt;0' title='\mathrm{Re}(z)&gt;0' class='latex' />;</li>
<li><img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=f&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='f' title='f' class='latex' /> est bornée dans la bande <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=1%20%5Cleq%20%5Cmathrm%7BRe%7D%28z%29%20%5Cleq%202&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='1 \leq \mathrm{Re}(z) \leq 2' title='1 \leq \mathrm{Re}(z) \leq 2' class='latex' />.</li>
</ol>
<p>Alors <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=f%28z%29%3D%5CGamma%28z%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='f(z)=\Gamma(z)' title='f(z)=\Gamma(z)' class='latex' /> pour tout <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cmathrm%7BRe%7D%28z%29%3E0&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\mathrm{Re}(z)&gt;0' title='\mathrm{Re}(z)&gt;0' class='latex' />.</p></blockquote>
<p>Je me propose de faire une esquisse de la démonstration.</p>
<p>On remarque tout d&#8217;abord que l&#8217;on peut étendre <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=f&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='f' title='f' class='latex' /> sur l&#8217;ensemble des nombres complexes privés des entiers négatifs ou nul par 2. en suivant la même méthode que pour la fonction gamma. Ensuite, on remarque avec 1. que les résidus aux pôles sont les mêmes que ceux de la fonction gamma. Ainsi, la fonction <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=g%3Df-%5CGamma&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='g=f-\Gamma' title='g=f-\Gamma' class='latex' /> est une fonction entière.</p>
<p>Ensuite, on remarque que <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=g&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='g' title='g' class='latex' /> est bornée sur la bande <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=0%20%5Cleq%20%5Cmathrm%7BRe%7D%28z%29%20%5Cleq%201&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='0 \leq \mathrm{Re}(z) \leq 1' title='0 \leq \mathrm{Re}(z) \leq 1' class='latex' />. Pour cela, il suffit de remarquer que c&#8217;est le cas sur la bande <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=1%20%5Cleq%20%5Cmathrm%7BRe%7D%28z%29%20%5Cleq%202&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='1 \leq \mathrm{Re}(z) \leq 2' title='1 \leq \mathrm{Re}(z) \leq 2' class='latex' />, en faisant une majoration explicite sur la formule définissant <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5CGamma&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\Gamma' title='\Gamma' class='latex' />. On utilise ensuite 2. pour se ramener à la bande <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=0%20%5Cleq%20%5Cmathrm%7BRe%7D%28z%29%20%5Cleq%201&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='0 \leq \mathrm{Re}(z) \leq 1' title='0 \leq \mathrm{Re}(z) \leq 1' class='latex' />, le problème en 0 étant effaçable par 1.</p>
<p>Enfin, on pose <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=h%28z%29%3Dg%28z%29g%281-z%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='h(z)=g(z)g(1-z)' title='h(z)=g(z)g(1-z)' class='latex' />.  Par ce qui précède, c&#8217;est une fonction entière bornée dans la bande <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=0%20%5Cleq%20%5Cmathrm%7BRe%7D%28z%29%20%5Cleq%201&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='0 \leq \mathrm{Re}(z) \leq 1' title='0 \leq \mathrm{Re}(z) \leq 1' class='latex' />. De plus, <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=h%28z%2B1%29%3D-h%28z%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='h(z+1)=-h(z)' title='h(z+1)=-h(z)' class='latex' />, ce qui montre que <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=h&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='h' title='h' class='latex' /> est une fonction bornée sur l&#8217;ensemble des nombres complexes. Par le théorème de Liouville, elle est constante. Comme <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=h%281%29%3D0&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='h(1)=0' title='h(1)=0' class='latex' />, on a <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=h%3D0&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='h=0' title='h=0' class='latex' />, c&#8217;est-à-dire <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=g%3D0&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='g=0' title='g=0' class='latex' />. Finalement, <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=f%3D%5CGamma&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='f=\Gamma' title='f=\Gamma' class='latex' />.</p>
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		<item>
		<title>Maths et magie, racine septième d&#8217;un entier</title>
		<link>http://www.kilomaths.com/2010/01/maths-et-magie-racine-septieme-dun-entier/</link>
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		<pubDate>Sun, 10 Jan 2010 23:31:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tukikun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Maths et magie]]></category>
		<category><![CDATA[entiers]]></category>
		<category><![CDATA[magie]]></category>
		<category><![CDATA[racines]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous voulez impressionner des amis (ou des élèves) par vos performances en calcul mental, mais que malheureusement, vous n&#8217;êtes pas aussi doués que d&#8217;autres mathématiciens, vous pourriez être tenté d&#8217;utiliser quelques petites astuces&#8230;
Comment extraire une racine septième d&#8217;un entier ?
Demandez à la personne en face de vous d&#8217;élever un nombre (entier, cela va de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous voulez impressionner des amis (ou des élèves) par vos performances en calcul mental, mais que malheureusement, vous n&#8217;êtes pas aussi doués que d&#8217;<a href="http://www.mathoman.com/index.php/1546-les-mysteres-du-cerveau-les-mathemagiciens">autres mathématiciens</a>, vous pourriez être tenté d&#8217;utiliser quelques petites astuces&#8230;</p>
<h3>Comment extraire une racine septième d&#8217;un entier ?</h3>
<p>Demandez à la personne en face de vous d&#8217;élever un nombre (entier, cela va de soi, sinon votre tour tombe à l&#8217;eau) compris entre 1 et 100 à la puissance 7, avec une calculatrice scientifique (la petite calculatrice aura du mal à afficher <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=100%5E7%3D10%5E%7B14%7D&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='100^7=10^{14}' title='100^7=10^{14}' class='latex' />, c&#8217;est-à-dire 100 000 milliards&#8230;, et qu&#8217;elle vous annonce le résultat.</p>
<p>Supposons par exemple qu&#8217;elle annonce 3 938 980 639 167. Écrivez le nombre sur votre feuille en séparant tous les 3 chiffres (comme on le fait naturellement en français).</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Première étape</span></strong> : déterminons le chiffre des unités du nombre élevé à la puissance 7. On regarde alors le chiffre des unités du nombre qui nous a été donné :</p>
<p style="text-align: center;">3 938 980 639 16<strong><span style="color: #ff0000;">7</span></strong></p>
<p>Puis on regarde discrètement dans ce petit tableau qu&#8217;on a caché (ou mieux, qu&#8217;on a appris par coeur tellement il est simple) à quoi correspond ce chiffre 7 :</p>
<table border="1">
<tbody>
<tr>
<td><strong>Chiffre des unités du nombre donné</strong></td>
<td>0</td>
<td>1</td>
<td>2</td>
<td>3</td>
<td>4</td>
<td>5</td>
<td>6</td>
<td><strong><span style="color: #ff0000;">7</span></strong></td>
<td>8</td>
<td>9</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Chiffre des unités du nombre initial</strong></td>
<td>0</td>
<td>1</td>
<td>8</td>
<td>7</td>
<td>4</td>
<td>5</td>
<td>6</td>
<td><strong><span style="color: #ff0000;">3</span></strong></td>
<td>2</td>
<td>9</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Le nombre initial fini donc par un 3 ! Les plus savants peuvent retenir que ce tableau correspond exactement à la permutation <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%283%2C7%29%282%2C8%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='(3,7)(2,8)' title='(3,7)(2,8)' class='latex' />&#8230;</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Deuxième étape</span><span style="font-weight: normal;"> : Déterminons maintenant le nombre de dizaines. Pour cela on regarde le nombre de milliards qui figurent dans le nombre donné, c&#8217;est-à-dire qu&#8217;on oublie les 9 premiers chiffres. Dans notre exemple :</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">3 938</span> 980 639 167</p>
<p style="text-align: left;">Puis on regarde discrètement dans ce petit tableau qu&#8217;on a caché (ou mieux, qu&#8217;on a appris par coeur&#8230; parce qu&#8217;il n&#8217;y a que 10 valeurs à retenir) où se situe ce nombre 3938 :</p>
<table border="1">
<tbody>
<tr>
<td><strong>Nombre de milliards du nombre donné</strong></td>
<td>0</td>
<td>0,01</td>
<td>1</td>
<td>21</td>
<td>163</td>
<td>780</td>
<td>2700</td>
<td>8000</td>
<td>20000</td>
<td>47000</td>
<td>100000</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Nombre de dizaines du nombre initial</strong></td>
<td>0</td>
<td>1</td>
<td>2</td>
<td>3</td>
<td>4</td>
<td>5</td>
<td>6</td>
<td>7</td>
<td>8</td>
<td>9</td>
<td>10</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>On voit bien que 3938 se situe entre 2700 et 8000. On prend donc le nombre de dizaines du nombre le plus petit entre 6 et 7, c&#8217;est-à-dire 6.</p>
<p>Finalement, vous pouvez annoncer fièrement votre résultat : le nombre de départ était <strong><span style="color: #ff0000;">63</span></strong> !</p>
<h4>Comment ça fonctionne ?</h4>
<p>Il est remarquable qu&#8217;à la puissance 7, les chiffres des unités des puissances septième soient tous différents selon le chiffre des unités de départ, et on retrouve exactement les mêmes résultats aux puissances 3 et 5. Même mieux, à la puissance 9, le chiffre des unités de la racine neuvième est exactement le chiffre des unité du nombre final !</p>
<p>D&#8217;autre part, les encadrements données dans le second tableau sont simplement ceux que l&#8217;on obtient en calculant les puissances septièmes des différentes dizaines, entre 10 et 100, puis en les divisant pas 1 000 000 000, et en arrondissant.</p>
<p>Il convient juste de faire attention lorsque l&#8217;on arrondit de ne pas les rendre inférieurs à la puissance septième située immédiatement en dessous. Par exemple, 60^7 = 2 779,36 milliards et 59^7 = 2 488,&#8230; milliards, donc on peut arrondir à 2700, 2600 ou 2500 mais pas moins, et du ce fait les puissances septièmes des nombres ayant 5 pour dizaine seront situés sous la barre des 2 700 (ou 2 600, ou 2 500) milliards.</p>
<p>On pourra s&#8217;amuser si on le souhaite trouver des moyens équivalents pour calculer des racines cubiques, cinquième ou neuvième des entiers inférieurs à 100.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le théorème de Jordan</title>
		<link>http://www.kilomaths.com/2009/12/le-theoreme-de-jordan/</link>
		<comments>http://www.kilomaths.com/2009/12/le-theoreme-de-jordan/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 13 Dec 2009 21:32:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Valvino</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vulgarisation]]></category>
		<category><![CDATA[connexité]]></category>
		<category><![CDATA[flocon]]></category>
		<category><![CDATA[fractale]]></category>
		<category><![CDATA[Jordan]]></category>
		<category><![CDATA[plan]]></category>
		<category><![CDATA[théorème]]></category>
		<category><![CDATA[topologie]]></category>
		<category><![CDATA[von Koch]]></category>

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		<description><![CDATA[Prenez une feuille de papier, et un stylo. Tracez une ligne, avec pour conditions

ne pas lever le stylo;
ne pas repasser par dessus la ligne;
refermer la ligne sur elle-même à la fin.

Le théorème de Jordan vous dit alors que vous avez découpé votre feuille en deux parties d&#8217;un seul bloc, avec une partie finie et l&#8217;autre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Prenez une feuille de papier, et un stylo. Tracez une ligne, avec pour conditions</p>
<ol>
<li>ne pas lever le stylo;</li>
<li>ne pas repasser par dessus la ligne;</li>
<li>refermer la ligne sur elle-même à la fin.</li>
</ol>
<div id="attachment_166" class="wp-caption aligncenter" style="width: 177px"><img class="size-full wp-image-166 " title="ligne" src="http://www.kilomaths.com/wp-content/uploads/2009/12/ligne.png" alt="Une ligne respectant les conditions." width="167" height="173" /><p class="wp-caption-text">Une ligne respectant les conditions.</p></div>
<p>Le théorème de Jordan vous dit alors que vous avez découpé votre feuille en deux parties d&#8217;un seul bloc, avec une partie finie et l&#8217;autre infinie (si on considère que le papier pourrait être aussi grand que l&#8217;on veut). Et là bien sûr vous vous dites qu&#8217;il ne faut pas sortir de Polytechnique pour établir des résultats aussi évidents&#8230; Hé bien, en dépit de son apparente simplicité, ce théorème est très difficile à démontrer. Tout réside dans le fait qu&#8217;il existe des lignes dans le plan très vicieuses&#8230;</p>
<p>Commençons par énoncer rigoureusement le théorème. Tout d&#8217;abord, on définit une courbe (c&#8217;est-à-dire une ligne) comme une fonction <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=f&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='f' title='f' class='latex' /> qui part de l&#8217;intervalle <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5B0%2C1%5D&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='[0,1]' title='[0,1]' class='latex' /> et qui va dans le plan. D&#8217;une certaine manière, <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5B0%2C1%5D&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='[0,1]' title='[0,1]' class='latex' /> peut être vu comme le temps (0 le début du tracé, 1 la fin) et <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=f%28t%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='f(t)' title='f(t)' class='latex' /> le point tracé exactement à l&#8217;instant <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=t&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='t' title='t' class='latex' />. On exige que cette fonction soit continue (la condition de ne pas lever le stylo), ainsi la courbe est &laquo;&nbsp;en un seul morceau&nbsp;&raquo;. De plus, on veut que la courbe se referme sur elle-même à la fin, donc on exige <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=f%280%29%3Df%281%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='f(0)=f(1)' title='f(0)=f(1)' class='latex' />. Enfin, il ne faut pas que la courbe repasse sur elle-même, on veut donc que <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=f%28t_1%29%20%5Cneq%20f%28t_2%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='f(t_1) \neq f(t_2)' title='f(t_1) \neq f(t_2)' class='latex' /> à deux instants <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=t_1&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='t_1' title='t_1' class='latex' /> et <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=t_2&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='t_2' title='t_2' class='latex' /> qui ne sont pas exactement 0 et 1. On a donc une condition d&#8217;injectivité de la courbe (la courbe doit être injective sur <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5B0%2C1%5B&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='[0,1[' title='[0,1[' class='latex' /> et <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5D0%2C1%5D&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt=']0,1]' title=']0,1]' class='latex' />). Les courbes ainsi définies portent le doux nom de courbes de Jordan.</p>
<p>Comment formaliser le concept d&#8217;être &laquo;&nbsp;d&#8217;un seul bloc&nbsp;&raquo;? On dit qu&#8217;une partie du plan est connexe (c&#8217;est-à-dire d&#8217;un seul bloc) si on peut toujours passer d&#8217;un point de cette partie à un autre par une courbe continue.</p>
<div id="attachment_161" class="wp-caption aligncenter" style="width: 185px"><img class="size-full wp-image-161" title="connexité" src="http://www.kilomaths.com/wp-content/uploads/2009/12/connexité.png" alt="La partie A est connexe, alors que B ne l'est pas." width="175" height="175" /><p class="wp-caption-text">La partie A est connexe, alors que B ne l&#39;est pas.</p></div>
<p>Rappelons que le complémentaire d&#8217;une partie du plan est tout simplement la partie du plan constituée des points qui ne sont pas dans la première. Deux parties du plan sont dites disjointes si elles n&#8217;ont pas de points en commun. Enfin, une partie du plan est dite bornée quand on peut l&#8217;inclure dans un disque de rayon fini.</p>
<p>On peut alors énoncer correctement le théorème de Jordan :</p>
<blockquote><p>Le complémentaire d&#8217;une courbe de Jordan est constitué de deux parties connexes qui sont disjointes. L&#8217;une est bornée, et l&#8217;autre non.</p></blockquote>
<p>Pourquoi ce théorème est-il si difficile à démontrer? Tout simplement parce qu&#8217;il existe des courbes de Jordan très vicieuses. Comme exemple, prenons une courbe de Jordan de type fractale appelée flocon de von Koch. Sans rentrer dans les détails, c&#8217;est une courbe obtenue en itérant une infinité de fois le procédé décrit dans l&#8217;animation suivante :</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img title="Flocon de von Koch" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/fd/Von_Koch_curve.gif" alt="Les premières étapes de la construction du flocon de von Koch." width="300" height="312" /><p class="wp-caption-text">Les premières étapes de la construction du flocon de von Koch.</p></div>
<p>Le problème de ce genre de courbe est qu&#8217;il est difficile de savoir si deux points peuvent être reliés par une courbe continue qui ne passe pas par dessus le flocon à cause des innombrables radicelles que forme la courbe. C&#8217;est ce qui fait la difficulté de ce théorème!</p>
<p>Pour plus d&#8217;informations, vous pouvez consulter le très bon <a title="article Wikipédia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9or%C3%A8me_de_Jordan">article wikipédia </a>sur le sujet.</p>
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		<title>Efficacité vaccin du sida</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 17:21:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tukikun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[corrélation]]></category>
		<category><![CDATA[médecine]]></category>
		<category><![CDATA[pourcentages]]></category>
		<category><![CDATA[probabilité]]></category>

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		<description><![CDATA[Jeudi 24 septembre 2009, des chercheurs américains et thaïlandais ont annoncé avoir mis au point un vaccin permettant de réduire de 31,2 % les infections au virus du sida. Cette information a circulé tout autour de la terre comme un formidable message d&#8217;espoir&#8230; Dans l&#8217;article que j&#8217;ai lu, ils parlaient d&#8217;une expérience effectuée sur 16000 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Jeudi 24 septembre 2009, des chercheurs américains et thaïlandais ont annoncé avoir mis au point un vaccin permettant de réduire de 31,2 % les infections au virus du sida. Cette information a circulé tout autour de la terre comme un formidable message d&#8217;espoir&#8230; Dans l&#8217;article que j&#8217;ai lu, ils parlaient d&#8217;une expérience effectuée sur 16000 individus&#8230; qui ont été divisés en deux groupes, l&#8217;un ayant le vaccin et le second un placebo. Cependant, aucune autre information n&#8217;était disponible : combien de cas de sida dans chaque groupe, comment ont été constitués les groupes, quels étaient les risques de contamination des individus, et un certain nombre d&#8217;informations importantes&#8230; Et surtout : <em>comment ce nombre de 31,2% a-t-il été calculé ?</em></p>
<p>Ne disposant pas de ces résultats et voulant mettre en garde les étudiants de médecine auxquels je donnais des cours cette année, je leur ai fait tester l&#8217;hypothèse : &laquo;&nbsp;le vaccin n&#8217;a aucun effet&nbsp;&raquo; sur un échantillon de 16000 personnes, 6000 ayant reçu le vaccin et 10000 un placebo; avec une prévalence (très élevée) de 1% dans la population. Ainsi, sur le groupe de 10 000 individus, 100 présentaient le virus, et 42 parmi le groupe ayant été vacciné, ce qui &#8211; ramené à effectif comparable &#8211; est une baisse de 30% du virus du sida. Après de petits calculs, on ne peut pas rejeter l&#8217;hypothèse faite au risque 5%&#8230; c&#8217;est-à-dire qu&#8217;il est possible que les différences d&#8217;effectifs soient le seul fait du hasard (mais pas forcément que le vaccin n&#8217;a eu aucun effet) à 95% ! Conclusion : impossible d&#8217;en dire plus&#8230;</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, je suis tombé sur une <a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5inSxB8rLa9gXpJ1IiwyFRSzJm8sQ" target="_blank">brève de l&#8217;AFP</a>, expliquant un peu mieux comment ont été formés les groupes, etc. En refaisant une comparaison de pourcentage à l&#8217;aide du test du <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cchi%5E2&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\chi^2' title='\chi^2' class='latex' />, on obtient au risque 5% le rejet de l&#8217;hypothèse, c&#8217;est-à-dire qu&#8217;avec un risque de 5% de se tromper, on peut dire que le <em>vaccin a eu un effet</em> ! Bon, après, il faut relativiser : le chiffre avancé de 31,2% est assez&#8230; arbitraire ! Rien ne dit que le vaccin provoque une immunité dans 30% des cas : ce chiffre est fortement contesté par la communauté scientifique. De plus, ce sont deux groupes de volontaires, donc ce n&#8217;est pas un <a href="http://www.spc.univ-lyon1.fr/polycop/randomisation.htm">essai thérapeutique randomisé</a>, on ne sait pas s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un test en double aveugle (c&#8217;est-à-dire médecins et patients ignorent s&#8217;ils ont le vaccin ou un placebo) ou si seul le patient ignore le produit qui lui a été injecté. On ne sait rien des effets à long terme, et on ne sait pas si ce vaccin serait utilisable en Afrique (population à haut risque, avec un type différent de virus) !</p>
<p>Bref, une modeste avancée, mais qui s&#8217;avère statistiquement significative au risque 5%&#8230; Mais on est loin des 31,2% de protection annoncés !</p>
<p>Le matraquage médiatique et les pourcentages lancés sans aucune explication permettent une manipulation importante d&#8217;une population non prévenue&#8230; Il existe de nombreux exemples de cette manipulation :</p>
<p>- Suite au premier tour de l&#8217;élection présidentielle française en 2002 (et la surprise pour une grande partie des français des résultats du front national), <a href="http://www.lecanardenchaine.fr/">le canard enchaîné</a> (hebdomadaire satirique) avait publié une image mettant en avant la <em>corrélation</em> entre les retombées radioactives de Tchernobyl et les résultats du Front National dans les départements</p>
<div id="attachment_149" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.kilomaths.com/wp-content/uploads/2009/11/carteFN.gif"><img class="size-medium wp-image-149" title="carteFN" src="http://www.kilomaths.com/wp-content/uploads/2009/11/carteFN-300x157.gif" alt="Corrélation entre retombées radioactives de Tchernobyl et vote en faveur du Front National" width="300" height="157" /></a><p class="wp-caption-text">Corrélation entre les retombées radioactives de Tchernobyl et le vote en faveur du Front National</p></div>
<p style="text-align: left;">Mais ce qu&#8217;il faut savoir, c&#8217;est qu&#8217;une corrélation entre deux phénomènes de ce genre, en mathématiques, indique une relation du genre :</p>
<p style="text-align: center;"><em>si on est dans une région ayant eu de fortes retombées suite à la catastrophe de Tchernobyl, alors le vote Front National est élevé dans notre région, et inversement</em></p>
<p style="text-align: left;">En effet, si notre département a beaucoup voté FN, on doit être dans l&#8217;est et du coup, il y a de grandes chances que les retombées du nuage radioactif aient été importantes. Mais il n&#8217;y a pas forcément <strong>dépendance entre les événements</strong>, c&#8217;est-à-dire que ça ne signifie pas qu&#8217;un des éléments a causé le second !</p>
<p style="text-align: left;">- Quand la sécurité routière annonce des pourcentages, elle dit qu&#8217;il y a par exemple 97% des accidents sur des lignes droites le jour et 3% la nuit, et donc qu&#8217;il faut être prudent le jour aussi, etc. Ce qu&#8217;elle ne mentionne pas, c&#8217;est qu&#8217;il y a <span style="text-decoration: underline;">beaucoup plus</span> de circulation le jour que la nuit, et que proportionnellement, la probabilité d&#8217;avoir un accident sur une ligne droite le jour est très faible, alors que cette probabilité est beaucoup plus importante de nuit !</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">Les nombres permettent de manipuler les individus, il convient de rester vigilant et critique envers tous ces pourcentages qui jonchent l&#8217;actualité !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La topologie, qu&#8217;est-ce que c&#8217;est?</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 18:45:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Valvino</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vulgarisation]]></category>
		<category><![CDATA[continuité]]></category>
		<category><![CDATA[distance]]></category>
		<category><![CDATA[point]]></category>
		<category><![CDATA[sncf]]></category>
		<category><![CDATA[topologie]]></category>
		<category><![CDATA[voisinage]]></category>

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		<description><![CDATA[La topologie est la branche des mathématiques qui étudie des concepts comme la distance, la continuité, la notion de limite.
Prenons comme point de départ la notion de distance. À priori, rien de bien profond, cela ne dépasse pas le stade de mesurer avec une règle la distance qui sépare deux points. Cependant, les mathématiques s&#8217;autorisent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La topologie est la branche des mathématiques qui étudie des concepts comme la distance, la continuité, la notion de limite.</p>
<p>Prenons comme point de départ la notion de distance. À priori, rien de bien profond, cela ne dépasse pas le stade de mesurer avec une règle la distance qui sépare deux points. Cependant, les mathématiques s&#8217;autorisent à parler d&#8217;autres distances. Et elles ne sortent pas que de leur imaginaire tordu!</p>
<p>Tout le monde s&#8217;accorde à dire que sa maison est proche de celle de son voisin. Mais mettons-nous dans la peau d&#8217;un employé de France Telecom (pas trop sinon cela risque de mal tourner&#8230;). De son point de vue (les télécommunications), la maison de monsieur X peut être assez distante de celle de madame Y, alors qu&#8217;ils sont voisins! En effet, si X téléphone à Y pour convenir d&#8217;un rendez-vous galant, le signal passera par des centaines de kilomètres de câbles avant d&#8217;arriver. Supposons que X et Y habitent à Toulouse et que le signal passe par Paris. Alors on peut considérer du point de vue de France Telecom que la distance entre la maison de X et la mienne (j&#8217;habite en région parisienne) est plus petite que la distance entre la maison de X et celle de Y, qui sont pourtant voisins, car le signal met moins de temps pour aller de chez X à chez moi que de chez X à chez Y.</p>
<p>Cet exemple montre qu&#8217;il est pertinent de considérer d&#8217;autres notions de distance. À titre d&#8217;exemple, il existe une distance appelée <em>distance SNCF </em>sur le plan qui consiste à dire que la distance entre deux points P et Q du plan est égale à la distance usuelle si les deux points sont alignés avec l&#8217;origine O, et sinon égale à la somme de la distance entre P et O et la distance entre Q et O. Elle porte ce nom en référence au fait qu&#8217;il est souvent plus rapide de passer par une correspondance à Paris pour rejoindre deux villes de province par le train.</p>
<div id="attachment_133" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-133" title="distance_sncf" src="http://www.kilomaths.com/wp-content/uploads/2009/11/distance_sncf-300x294.png" alt="La distance entre P et Q est plus grande que celle entre P et R." width="300" height="294" /><p class="wp-caption-text">La distance entre P et Q est plus grande que celle entre P et R, au sens de la distance SNCF.</p></div>
<p>Citons une dernière distance sur le plan. Prenons le jeu d&#8217;échec. La tour ne se déplace qu&#8217;en ligne droite. La distance entre deux cases est donc la somme de la distance à parcourir horizontalement et de la distance à parcourir verticalement.</p>
<div id="attachment_128" class="wp-caption aligncenter" style="width: 266px"><img class="size-full wp-image-128" title="echec" src="http://www.kilomaths.com/wp-content/uploads/2009/11/echec.png" alt="La distance entre la tour et la case marquée d'une croix rouge est de 9 cases." width="256" height="256" /><p class="wp-caption-text">La distance à parcourir pour la tour afin de rejoindre la croix rouge est de 9 cases.</p></div>
<p>Les mathématiques ont formalisé la notion de distance, afin de mieux les comprendre. On procède de la manière suivante : prenons un ensemble <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=X&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='X' title='X' class='latex' /> de points (par exemples le plan ou l&#8217;espace). La distance entre deux points <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=x&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='x' title='x' class='latex' /> et <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=y&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='y' title='y' class='latex' /> de <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=X&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='X' title='X' class='latex' /> est un nombre positif noté <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=d%28x%2Cy%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='d(x,y)' title='d(x,y)' class='latex' /> qui doit vérifier les trois propriétés suivantes :</p>
<ul>
<li><img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=d%28x%2Cy%29%3Dd%28y%2Cx%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='d(x,y)=d(y,x)' title='d(x,y)=d(y,x)' class='latex' /> (la distance entre un premier point et un second est la même que la distance entre le second et le premier);</li>
<li>si <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=d%28x%2Cy%29%3D0&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='d(x,y)=0' title='d(x,y)=0' class='latex' /> alors <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=x%3Dy&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='x=y' title='x=y' class='latex' /> et réciproquement (si la distance entre deux points est nulle, alors ces deux points sont les mêmes, et réciproquement);</li>
<li><img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=d%28x%2Cy%29%20%5Cleq%20d%28x%2Cz%29%2Bd%28z%2Cy%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='d(x,y) \leq d(x,z)+d(z,y)' title='d(x,y) \leq d(x,z)+d(z,y)' class='latex' /> (la distance entre deux points est toujours plus petite que la somme de la distance du premier point à un troisième et de la distance du troisième au deuxième).</li>
</ul>
<p>La distance des échecs vue plus haut pourrait alors se formaliser en disant que la distance entre deux points du plan <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=X%3D%28x_1%2Cx_2%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='X=(x_1,x_2)' title='X=(x_1,x_2)' class='latex' /> et <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=Y%3D%28y_1%2Cy_2%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='Y=(y_1,y_2)' title='Y=(y_1,y_2)' class='latex' /> est</p>
<p style="text-align: center;"><img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=d%28X%2CY%29%3D%7Cy_1-x_1%7C%2B%7Cy_2-x_2%7C.&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='d(X,Y)=|y_1-x_1|+|y_2-x_2|.' title='d(X,Y)=|y_1-x_1|+|y_2-x_2|.' class='latex' /></p>
<p style="text-align: left;">Le lecteur consciencieux pourra démontrer que les trois propriétés sont  bien vérifiées. On peut remarquer une chose amusante au sujet de cette distance. Si on définit le cercle de rayon 1 comme l&#8217;ensemble des points dont la distance au centre est 1, alors ce cercle est&#8230; un carré!</p>
<p>Une fois cette notion de distance établie, la topologie s&#8217;intéresse à des concepts comme la notion de voisinage : comme définir proprement la notion d&#8217;être proche au sens d&#8217;une distance? Ou encore la notion de continuité : un phénomène entre deux ensembles muni d&#8217;une distance (pas nécessairement les mêmes) est dit continu si les conséquences varient peu (au sens de la distance considérée sur le deuxième ensemble)) lorsque les causes sont proches (au sens de la distance considérée sur le premier ensemble).</p>
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		<title>Calculs &#171;&#160;à la main&#160;&#187; nécessaires après le bac</title>
		<link>http://www.kilomaths.com/2009/10/calculs-a-la-main/</link>
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		<pubDate>Sat, 03 Oct 2009 14:20:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tukikun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Réflexions]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est sans doute un thème récurrent dans les blogs, la baisse de niveau des étudiants, la génération dyslexique en maths : que de formules peu flatteuses pour l&#8217;enseignement des mathématiques actuel&#8230; Bien que j&#8217;aie connue la baisse drastique de niveau des mathématiques (jeunesse oblige), j&#8217;ai eu envie de venir apporter ma pierre à cette polémique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est sans doute un thème récurrent dans les blogs, la <a href="http://math-et-physique.over-blog.com/article-21854065.html">baisse de niveau</a> des étudiants, la <a href="http://www.mathoman.com/index.php/138-une-generation-dyslexique-en-math">génération dyslexique en maths</a> : que de formules peu flatteuses pour l&#8217;enseignement des mathématiques actuel&#8230; Bien que j&#8217;aie connue la baisse drastique de niveau des mathématiques (jeunesse oblige), j&#8217;ai eu envie de venir apporter ma pierre à cette polémique maintes fois exposée, n&#8217;ayant pas la prétention d&#8217;innover, mais juste celle de redire encore et encore les surprises que l&#8217;on peut rencontrer lorsque l&#8217;on enseigne&#8230;</p>
<p>Je donne actuellement des &laquo;&nbsp;cours&nbsp;&raquo; &#8212; disons plutôt que j&#8217;entraîne sauvagement les étudiants au concours &#8212; dans une prépa privée pour les étudiants de PCEM 1 / PCEP 1  (i.e. étudiants de médecine et de pharmacie de première année). La formation étant exclusivement basée sur la rapidité, la connaissance du cours et l&#8217;application des méthodes (et non pas de la compréhension), je peux difficilement juger de leur capacité à comprendre les mathématiques. Par contre, je peux &#8212; et je ne m&#8217;en prive pas &#8212; tester leur capacité à calculer.</p>
<p>En effet, la calculatrice est interdite le jour du concours, sans doute pour éviter les fraudes (qui consisterait à la remplir de formules à appliquer à tous les exercices). En conséquence de quoi le concours déjà fort long se complique un peu d&#8217;avantage : non seulement il faut aller vite, mais il faut en plus faire un nombre non négligeable de calculs de tête.</p>
<p>En analyse, outre les dérivées de fonctions parfois assez corsées (du genre de l&#8217;évolution de la population bactérienne par le modèle de Verhulst : <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=N%28t%29%20%3D%20%5Cfrac%7BN_C%7D%7B1%2B%5Cleft%28%5Cfrac%7BN_C%7D%7BN_0%7D-1%5Cright%29e%5E%7B-%5Ctau%20t%7D%7D&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='N(t) = \frac{N_C}{1+\left(\frac{N_C}{N_0}-1\right)e^{-\tau t}}' title='N(t) = \frac{N_C}{1+\left(\frac{N_C}{N_0}-1\right)e^{-\tau t}}' class='latex' />, à dériver deux fois pour rechercher les points d&#8217;inflexion), il faut aussi calculer des incertitudes (comme l&#8217;incertitude sur la pression connaissant l&#8217;incertitude sur la température et le volume d&#8217;un gaz parfait), et tout cela&#8230; de tête. Et là, c&#8217;est terrible&#8230; les élèves se braquent pour diviser 2802 par 41, s&#8217;effraient devant les dérivées de la forme <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Cfrac%20uv&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\frac uv' title='\frac uv' class='latex' /> où <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=u&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='u' title='u' class='latex' /> et <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=v&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='v' title='v' class='latex' /> ne sont pas des simples fonctions polynomiales qui rendent les calculs faciles&#8230;</p>
<p>En biostatistique, il faut donner des intervalles de confiance de moyenne, il faut calculer des covariances de variables aléatoire, les VPP et VPN (valeurs prédictives positives et négatives d&#8217;un test diagnostic, i.e. respectivement la probabilité d&#8217;être malade sachant que le test est positif et la probabilité de ne pas être malade sachant que le test est négatif), et parfois même des formules compliquées, avec des <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Csqrt%7Bn%7D%2C%20%5Csqrt%7Bn-1%7D&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\sqrt{n}, \sqrt{n-1}' title='\sqrt{n}, \sqrt{n-1}' class='latex' /> ou <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%5Csqrt%7Bn-2%7D&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='\sqrt{n-2}' title='\sqrt{n-2}' class='latex' /> où <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=n&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='n' title='n' class='latex' /> est la taille de l&#8217;échantillon&#8230;</p>
<p>Je reconnais que ça fait beaucoup de calculs, et parfois vraiment pas évidents&#8230; Mais le recours à la calculatrice étant si immédiat, on en oublie la manière de calculer, on en oublie de regarder les ordres de grandeur (pour évincer une solution parfaitement fausse du premier coup d&#8217;oeil)&#8230; Je passais dans les rangs et je voyais des multiplications farfelues orner les brouillons&#8230; des multiplications pour <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=900%5Ctimes%200%2C4&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='900\times 0,4' title='900\times 0,4' class='latex' /> ou pour <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=250%5Ctimes%200%2C5&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='250\times 0,5' title='250\times 0,5' class='latex' /> ! Alors évidemment, après on me dit que mon sujet était trop long&#8230; c&#8217;est évident. Si même les petits calculs prennent du temps, que doivent donner les divisions de milliers par des dizaines&#8230;</p>
<p>Le non recours à la calculatrice est assez injustifié pour les calculs que les cours nécessitent de faire&#8230; il faut constamment redonner avant quelques valeurs arrondies pour qu&#8217;ils puissent traiter la question&#8230; mais pour les élèves que le calcul mental n&#8217;effraie pas, c&#8217;est excellent ! C&#8217;est excellent donc, pour une pincée d&#8217;étudiants&#8230; Eux qui pensaient se débarrasser des mathématiques, les voilà obligés de faire plein de petits calculs, et c&#8217;est ça plus que tout le reste, qui leur prend du temps et qui les handicape sérieusement&#8230;</p>
<p>Je dois avouer qu&#8217;ayant toujours aimé les maths (je me souviens de la découverte des équations du premier degré à résoudre de tête avec mon père en voiture alors que j&#8217;étais vraiment jeune), les calculs ne m&#8217;effraient pas. Je ne suis pas excellent, loin de là, mais j&#8217;aime assez ne pas recourir à la calculatrice lorsque je peux l&#8217;éviter&#8230; Mais je suis bien conscient que c&#8217;est loin d&#8217;être le cas pour la majorité des étudiants, même ceux en université de mathématiques&#8230;</p>
<p>Dans un tout autre registre, et peut-être plus grave encore <span style="text-decoration: line-through;">(quoique l&#8217;âge plus jeune contrebalance&#8230;)</span> : j&#8217;avais demandé à une élève de troisième qui venait de voir les identités remarquables de calculer <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%283%2B4%29%5E2&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='(3+4)^2' title='(3+4)^2' class='latex' />. Après avoir fait de longs calculs (en temps !), elle finit péniblement par trouver <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=49&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='49' title='49' class='latex' />&#8230; Je lui explique alors que <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=3%2B4%3D7&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='3+4=7' title='3+4=7' class='latex' /> et donc que <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%283%2B4%29%5E2%3D7%5E2%3D49&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='(3+4)^2=7^2=49' title='(3+4)^2=7^2=49' class='latex' />. <em>Tu as compris ? Oui oui&#8230; </em>Ok, calcule moi alors <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%281-1%29%5E2&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='(1-1)^2' title='(1-1)^2' class='latex' />. Réapparition immédiate de l&#8217;identité remarquable&#8230; J&#8217;attends deux, trois minutes. Finalement, elle reste bloqué avant de marquer la solution, et trace un zéro lent et hésitant&#8230; <em>C&#8217;est faux hein ? </em>Hé non&#8230; c&#8217;était bon&#8230; <img src='http://www.kilomaths.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Jeunesse décadente va ! Enfin, j&#8217;vous aime bien quand même <img src='http://www.kilomaths.com/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':-D' class='wp-smiley' />  Les étudiants que j&#8217;ai cette année sont très sympa ! Puis globalement, je ne suis pas à plaindre, je suis avec des étudiants quand même doués, et motivés&#8230;</p>
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		<title>Les nombres complexes existent-ils ?</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Sep 2009 15:21:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Valvino</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vulgarisation]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[corps]]></category>
		<category><![CDATA[lycée]]></category>
		<category><![CDATA[nombres complexes]]></category>

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		<description><![CDATA[Bon nombre d&#8217;élèves de terminale S se sont posés la question quand le prof a écrit au tableau l&#8217;égalité &#160;: &#171;&#160;mais les nombres complexes, ça n&#8217;existe pas!&#160;&#187;.
Ce qu&#8217;il faut bien avoir en tête, c&#8217;est que les objets mathématiques sont construits, ils ne sortent pas de nulle part. La règle du jeu, c&#8217;est que l&#8217;on peut [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bon nombre d&#8217;élèves de terminale S se sont posés la question quand le prof a écrit au tableau l&#8217;égalité <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=i%5E2%3D-1&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='i^2=-1' title='i^2=-1' class='latex' />&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>mais les nombres complexes, ça n&#8217;existe pas</em>!&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Ce qu&#8217;il faut bien avoir en tête, c&#8217;est que les objets mathématiques sont construits, ils ne sortent pas de nulle part. La règle du jeu, c&#8217;est que l&#8217;on peut faire tout ce qu&#8217;on veut, du moment que la logique est respectée. Par exemple, les étudiants de premier cycle de mathématiques voient comment construire les ensembles des entiers relatifs, des rationnels, des nombres réels, ensembles dont personne ne conteste l&#8217;existence. Pourquoi ne pas construire d&#8217;autres ensembles que nous facilitent la vie? Certes, c&#8217;est souvent très abstrait&nbsp;: un réel peut être défini comme une classe d&#8217;équivalence de suite de Cauchy rationnelles modulo la relation d&#8217;équivalence &laquo;&nbsp;<em>la différence tend vers zéro à l&#8217;infini</em>&laquo;&nbsp;&#8230;</p>
<p>Ce qui est intéressant, c&#8217;est que bien que les complexes soient a priori les objets les moins intuitifs que les élèves du lycée rencontrent, la construction de l&#8217;ensemble des nombres complexes est beaucoup plus simple que celles des autres ensembles de nombres. Je propose de l&#8217;exposer dans les grandes lignes ici.</p>
<p>Un nombre complexe est défini par sa partie réelle et sa partie imaginaire. On a donc envie de dire qu&#8217;un nombre complexe, c&#8217;est plus ou moins un couple de réels. C&#8217;est une bonne piste. On définit donc un nombre complexe <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=z&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='z' title='z' class='latex' /> comme un couple de nombre réels&nbsp;: <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=z%3D%28a%2Cb%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='z=(a,b)' title='z=(a,b)' class='latex' />.</p>
<p>Après, on veut additionner deux nombres complexes. Ça tombe bien, on dispose d&#8217;une addition naturelle sur les couples de nombres réels&nbsp;: on additionne coordonnée par coordonnées On pose donc<br />
<img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=z_1%2Bz_2%3D%28a_1%2Cb_1%29%2B%28a_2%2Cb_2%29%3D%28a_1%2Ba_2%2Cb_1%2Bb_2%29.&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='z_1+z_2=(a_1,b_1)+(a_2,b_2)=(a_1+a_2,b_1+b_2).' title='z_1+z_2=(a_1,b_1)+(a_2,b_2)=(a_1+a_2,b_1+b_2).' class='latex' /><br />
Maintenant, on veut définir une multiplication. On pose alors<br />
<img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=z_1%20%5Ctimes%20z_2%20%3D%28a_1%2Cb_1%29%5Ctimes%20%28a_2%2Cb_2%29%3D%28a_1%20a_2-b_1b_2%2Ca_1b_2%2Bb_1a_2%29.&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='z_1 \times z_2 =(a_1,b_1)\times (a_2,b_2)=(a_1 a_2-b_1b_2,a_1b_2+b_1a_2).' title='z_1 \times z_2 =(a_1,b_1)\times (a_2,b_2)=(a_1 a_2-b_1b_2,a_1b_2+b_1a_2).' class='latex' /><br />
Certes ça parait sortir de nulle part, mais en fait ces formules ont été établies empiriquement en faisant des calculs, et ici le but est de faire une justification formelle. On pose donc la multiplication comme on a envie qu&#8217;elle soit sur les nombres complexes.</p>
<p>Ensuite, il suffit de remarquer que<br />
<img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%280%2C1%29%5E2%3D%280%2C1%29%5Ctimes%20%280%2C1%29%3D%280%5Ctimes%200-%201%20%5Ctimes%201%2C%200%5Ctimes%201%2B1%20%5Ctimes%200%29%3D%28-1%2C0%29.&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='(0,1)^2=(0,1)\times (0,1)=(0\times 0- 1 \times 1, 0\times 1+1 \times 0)=(-1,0).' title='(0,1)^2=(0,1)\times (0,1)=(0\times 0- 1 \times 1, 0\times 1+1 \times 0)=(-1,0).' class='latex' /><br />
Cela devient intéressant! On a donc envie de poser <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=i%3D%280%2C1%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='i=(0,1)' title='i=(0,1)' class='latex' />.</p>
<p>Je passe sur les détails, mais on identifie le nombre complexe <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=%28a%2C0%29&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='(a,0)' title='(a,0)' class='latex' /> avec le nombre réel <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=a&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='a' title='a' class='latex' />, et on montre alors que tout nombre complexe s&#8217;écrit de manière unique comme <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=z%3Da%2Bib&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='z=a+ib' title='z=a+ib' class='latex' /> avec <img src='http://s.wordpress.com/latex.php?latex=a%2Cb&#038;bg=ffffff&#038;fg=000000&#038;s=0' alt='a,b' title='a,b' class='latex' /> des nombres réels. Et on montre enfin que les nombres complexes ont les bonnes propriétés (ils sont inversibles, les lois définies plus haut sont compatibles avec celles sur les nombres réels, etc&#8230;).</p>
<p>Voilà donc comment construire facilement les nombres complexes. Je profite de cet article pour dire à quel point je regrette que ce genre de chose ne soit plus au programme du lycée. Cela ne me semble pas très difficile, les cours de maths feraient moins recettes miracles de cuisine, et surtout cela soulignerait la vraie nature des maths&nbsp;: ce n&#8217;est pas que du calcul, mais surtout l&#8217;étude rigoureuse d&#8217;objets construit logiquement.</p>
<p>Pour approfondir, je vous conseille <a href="http://math-et-physique.over-blog.com/article-35855758.html">cette page</a> où il y a des réflexions sur la construction des mathématiques, et la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Construction_des_nombres_complexes">page Wikipédia</a> sur la construction des nombres complexes.</p>
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		<title>Un aveugle dans un bar</title>
		<link>http://www.kilomaths.com/2009/08/un-aveugle-dans-un-bar/</link>
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		<pubDate>Tue, 11 Aug 2009 15:45:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tukikun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Énigmes]]></category>
		<category><![CDATA[énigme]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici une petite énigme proposée par un ami
Aujourd&#8217;hui, je rentre dans un café de quartier. Au bar, un aveugle est attablé et bois son café. Le patron, d&#8217;humeur joueuse par cette après-midi avec peu de monde, propose à l&#8217;aveugle un jeu : il dispose devant lui une assiette avec 4 pièces de 2 euro et le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-6" title="2euros" src="http://www.kilomaths.com/wp-content/uploads/2009/09/2euros.png" alt="2euros" width="200" height="90" /><strong>Voici une petite énigme proposée par un ami</strong></p>
<blockquote><p>Aujourd&#8217;hui, je rentre dans un café de quartier. Au bar, un aveugle est attablé et bois son café. Le patron, d&#8217;humeur joueuse par cette après-midi avec peu de monde, propose à l&#8217;aveugle un jeu : il dispose devant lui une assiette avec 4 pièces de 2 euro et le but est qu&#8217;il mette les 4 pièces dans le même sens.<br />
<img class="aligncenter size-full wp-image-7" title="assiette_euros" src="http://www.kilomaths.com/wp-content/uploads/2009/09/assiette_euros.png" alt="assiette_euros" width="250" height="250" /><br />
L&#8217;aveugle retourne autant de pièces qu&#8217;il veut, on lui dit si il a gagné et sinon, le patron tourne l&#8217;assiette du nombre de quarts de tour qu&#8217;il veut et l&#8217;aveugle peut recommencer à retourner, et ainsi de suite. Le patron dit qu&#8217;à chaque fois qu&#8217;il tourne l&#8217;assiette, il donnera un euro de moins à l&#8217;aveugle.<br />
L&#8217;aveugle souris, et rétorque qu&#8217;en moins de 7 tours, il est sûr de gagner, et remercie le patron de lui offrir son café (à 1 euro depuis la baisse de la TVA). Ils jouent, et effectivement, l&#8217;aveugle gagne au moins 1 euro à chaque fois&#8230;<br />
Quelle méthode a-t-il donc adoptée ?</p></blockquote>
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